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- - - - ques ici, aussibien que le landsdommer Knoring et le jägermeister Pauli, gens puissament riches et très accredités, le president Rolamb, homme très-savant et d'un très-grand poids, le landsdommer Postet, l'envoïé Nolcken, gens d'esprit et fort considerés, avec cent autres de tout état et grand nombre de femmes et de filles, restent toûjours fermes dans le systeme, malgré l'orage survenû, et n'attendent pour se declarer ouvertement pour vôtre majesté que ses assûrances positives, qu'elle les soutiendra duëment et comme il faut, :| que le senateur en question souhaite de demeurer caché, et que, avoir gagné tout le corps de senateurs ensemble, les comtes de Gyllenbourg et de Tessin exceptés :|, n'importe pas tant que d'avoir gagné un Ole Hackeson ou un jägermeister Pauli, que le comte Uhlefeldt, que je puis appeler: en quelque façon : l'adjutant general du parti 1, s'est changé à son avantage et s'est acquité jusques ici de toutes choses avec beaucoup de dexterite, qu|: outre les caracteres des differentes personnes contenuës dans :| mes trèshumbles relations tant ordinaires que secretes : j'aurai soin d'en tracer des nouveaux de tems en tems, - que : le gros de la nation et principalement le païsan, qui est toutpuissant à l'heure qu'il est, souhaitent plus-tôt la paix que la continuation de la guerre, :| que tandis que le parti François croira primer, il n'y aura pas moïen de gagner les freres Benzelius en defaut desquels vôtre majesté pourra compter sur l'evêque Schröder, homme de bien et d'une pieté réconnuë, avec ses partisans :| qu'il faut ésperer, que beaucoup d'entre les petits bourgeois opprimés par les riches declareront leurs sentiments secrêts, lorsqu'ils le pourront faire avec sûreté, :| que depuis la derniere révolution je ne fais qu' amuser le parti, :| jusqu'à ce que j'aurai reçu mes nouvelles instructions, : en y emploïant le moins d'argent qu'il m'est possible, dont la somme n'est allé jusques à present qu'à douze-cents ducats, et en commençant à promettre des gratifications éventuelles conformement au pouvoir à moi donné, :| que je ne puis conseiller à vôtre majesté : d'envoïer ici le colonel Palmstierna, qui à l'exemple de ses amis les plus intimes ne manqueroit pas d'étre Holsteinois furieux, en attendant le juste moment pour rendre service à la France, et qui, tout absent qu'il est, ne cesse de desservir vôtre majesté :| par toutes sortes de : faux rapports composés exprès pour étre debités ici, mais qu'on en peut mieux juger à Copenhague, où il est present, que moi ici, :| que le comte de Gyllenbourg, qui, à ce que j'ai rapporté très-humblement, |: m'a declaré tout net, que l'antipatie entre les deux nations lui paroissoit trop grande pour que vôtre majesté pût se flatter de la future succession, sera toûjours François par necessité et Anglois pour se menager une - - 1 Schulin til Grüner 13/12 1742: Le colonel Palmstierna dans un entretien qu'il eut hier avec moi, insinua par maniere de plaintes, que vous etiez environné des personnes mal intentionnés, qui pouroient bien abuser de vous à un point de vous faire faire des rapports mal fondés en cour, et il nomma expressement un certain Uhlefeld, qui etoit du nombre. 2 Man havde fra Fransk Side sögt at faa Christian VI til at interessere sig for, at Palmstjerna blev kaldt hjem til Forhandlingerne paa Rigsdagen.