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Side:Aarsberetninger fra Det Kongelige Geheimearchiv, indeholdende Bidrag til dansk Historie af utrykte Kilder. Vol. 5.pdf/332

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- - ésperoient, que l'etat entier de païsants aussi-bien que des ecclesiastiques avec la plus grande et la plus saine partie de la noblesse seroient de leur sentiment, et qu'il importeroit gueres après cela ce que feroient les bourgeois, qui se verroient obligés en fin de se conformer aux trois autres etats, qu'ils comptoient de moïenner le tout de la sorte, que dès que la question an seroit decidée, les etats enverroient quelqu' un vers vôtre majesté pour lui notifier cette resolution et commenceroient sans delai à travailler à la decision de celle de quomodo, à fin de pouvoir finir cette grande affaire le plus-tôt le mieux, qu'ils se flattoient en fin, que vôtre majesté, puisqu' elle parviendroit de cette façon à s'acquerir une pluralité sans le secours de la France, de la quelle ils sçavoient fort bien, qu'elle avoit fait faire quelques propositions à vôtre majesté pour l'attirer dans ses vuës, voudroit bien avoir la bonté pour eux de ne point se prêter aux desseins de cette cour, de les soûtenir eux et leur patrie en faisant d'abord quelque armement, qui rendit vôtre majesté respectable contre tous ceux, qui les viendroient inquieter à cause de leur attachement pour la maison roïale de vôtre majesté, et de leur permettre de faire faire, tout comme ils le trouveroient à propòs, le procès aux auteurs des maux presents de leur pauvre patrie, en attendant que la question quomodo? fût entierement reglée. Je n'ai pas dû differer à avertir vôtre majesté de ce que dessus sans perte de tems, dont chaque moment est important, vû que les partisans de la France et les Holsteinois, zelés de leur côté, se donnent aussi de grands mouvements, à telle fin que vôtre majesté veuille bien se determiner précisement dans cette grande affaire, me faire donner incessament des instructions positives sur ce que j'aurois à faire et comment j'aurois à me gouverner, si, par hazard, la nation tomberoit sur son altesse roïale monseigneur le prince roïal¹, et m'envoïer d'abord, la resolution prise de pousser cette pointe, au moins sept ou huit mille ducats en or, et cela in natura, sans que cela éclate ici ou à Copenhague, pour que faute d'argent ce grand coup ne soit pas suffoqué dans sa naissance :. J'ai l'honneur d'être avec un zêle inviolable et la soûmission la plus profonde, sire, de vôtre majesté le tréshumble et trés obeïssant serviteur Stockholm ce 11/22 novembre 1742. Grüner. Original, betegnet som «Relation secrete Nr. 6», paategnet pr. d. 27. Novembr. 1742" comme si la maison royale de Danmarc descendoit du roi Gustave, pourra etre persuasive pour le commun peuple, mais au reste elle n'est pas d'une nature pour appuyer beaucoup ladessus ou pour vouloir la defendre et justifier. Il est vray..., mais.... Je vous informe de cette circonstance, pour que vous ne vous exposiés pas à defendre cette idée, si quelqu' un venoit la combattre, pendant que vous ne l'empecherez pas de gagner cours parmi la nation. 1 Schulin til Grüner 29/11 1742: Si vous trouvez le parti bien intentionné plus disposé pour son alt. roy. le prince heritier de notre couronne que pour la personne du roi méme, ou si l'on trouve, que cette idée sera plus facilement goutée de la nation, sa majesté y consent volontiers, bien qu'à mon avis il VB. 4 H. (1874). 34